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picto d'un ballon de basket

Je suis triste...

Mickael Jordan, Tony Parker, Lebron James, bon d’accord on n’en est pas là. Mais quel dommage de perdre notre équipe basket-ball de nationale 2. Les jaunes et violets vont nous manquer. Ils nous faisaient vibrer lors de leurs batailles hebdomadaires. Dribble, pick and roll, panier à 2 ou 3 points, faute, lancer-franc, dunk. Voir une telle qualité de basket était un régal. Nous adorions les supporter dans la salle de Saint-Clément. Les spectateurs surplombant le terrain, avaient une vue de la stratégie des équipes et pouvaient entendre les conseils du coach. On retrouvait les supporters de tous âges, et à la mi-temps, les minis basketteurs envahissaient le terrain. Les matchs ont été délocalisés pour un temps dans la salle d’Ars, et nous étions enthousiastes à l’idée de retrouver une belle salle neuve à Saint-Clément. Mais coup de grisou en plein été... l’équipe de N2 déclare forfait... sans que personne n’ait rien vu venir. Sniff, sniff. Quel dommage d’avoir mis plus d’un million d’euros dans la rénovation de la salle, sans trouver les moyens de continuer à faire vivre l’équipe. Manque de motivation ? Y en aura-t-il toujours que pour le foot et le rugby ? Ce monde est bizarre : sans le basket, la salle n’aurait sans doute pas été rénovée, et maintenant qu’il y a une salle aux normes pour le basket, il n’y a plus d’équipe ! L’œil de la baleine

photo de Dimitri

CHANTAL, EN TOUTE Discrétion…

Portrait de Chantal Martin

Chantal Martin est née Roilland le 16 mai 1947 à la Rochelle. Fille de Léon Roilland, loidais d’origine et de Jeanine Bougeois, villageoise. Elle sera élève à l’école communale de la Pallice et intégrera l’école Fraisse où elle obtiendra un diplôme de secrétariat. à dix-huit ans, elle travaille à la Rochelle aux services des pensions des armées. Depuis l’enfance, elle passe ses vacances au Gillieux chez sa grand-mère qui l’emmène à marée basse pêcher des « jambes » et des « guignettes ». À l’adolescence, avec les jeunes de son âge, après la plage, direction le Phare et le café-restaurant du Chalet de monsieur Tiburce, où le juke-box égrène les tubes de l’époque. À 20 ans, lors d’un bal au Casino de la Rochelle auquel elle se rend avec une amie, elle rencontre Michel Martin alors jeune militaire. Ils se marieront en 1969 et auront deux enfants : Yannis et Ingrid. Elle connaîtra la vie nomade des femmes de militaire puisqu’elle suivra Michel lors de ses mutations : Apt, Salon de Provence, Cazaux (elle travaillera pendant un an à l’hôpital d’Arcachon), Istres, Taverny, Rochefort, Villacoublay. Dans cette vie de globe-trotter, difficile de se faire des amis. En fait, le cercle des connaissances se résume à « la grande famille de l’armée ». Chantal se plaît dans ce milieu assez fermé, où règne une grande complicité. Elle se prend de passion pour une activité : le patchwork, véritable « virus » selon ses mots. Elle confectionne des petites pièces mais aussi de superbes dessus-de-lit qui peuvent représenter jusqu’à six mois de travail ! Patience et détermination sont des qualités qu’elle déploiera dans une autre activité, le golf, qu’elle pratique assidûment depuis 2005. En 1989, au décès de sa mère, Chantal héritera de la maison familiale. Entre temps, elle et Michel ont acheté une maison à Salon de Provence et en 2000, dès la retraite de Michel, ils passeront six mois par an au Gillieux. La même année, ils se portent volontaires pour reconstruire les 200 mètres de l’écluse Moufette détruits par la tempête de décembre1999. Durant trois mois, Chantal participera quotidiennement avec d’autres femmes comme « petite main » pour apporter « le p’tin ». Règne alors une franche camaraderie entretenue par des pique-niques improvisés sur l’estran. En 2016, Ils décident de s’investir une nouvelle fois pour sauver l’écluse. Cette fois-ci, il y a 350 mètres de brèches à combler. Le travail durera six mois. Malheureusement, en septembre 2016, Michel succombe sur l’estran au cours de l’une de ces innombrables journées de labeur. Chantal est présente et ne peut que constater l’indicible évidence. Ce deuil soudain la laisse abasourdie et incrédule. Elle mettra des mois à comprendre que Michel ne reviendra pas, mais que la vie continue. En cet été 2017, Chantal était présente sur le mur pour finir le travail. Gageons que ce retour sur les lieux du drame fut difficile pour elle, mais elle n’en parlera pas, même si le silence vous déchire parfois les tympans, car c’est une femme sensible mais discrète. L.B

picto saunier

5 ASTUCES POUR LA CUISINE

1) Œuf fissuré ? Pour éviter qu’il se répande, ajoutez un trait de vinaigre blanc dans l’eau de cuisson ou sur la fissure directement : le blanc d’œuf coagulera et restera bien au chaud dans sa coquille !
2) Peler les poivrons facilement : une partie de plaisir n’est-ce pas ? Elle est capricieuse, la peau du poivron... Pour la retirer facilement, passez les poivrons au four une dizaine de minutes puis enfermez-les tout de suite dans un sac en plastique. Vous allez voir, c’est étonnant !
3) Rattraper un plat trop salé : épluchez une pomme de terre, placez-la dans le plat et retirez-la à la fin de la cuisson. Elle aura absorbé l’excédent de sel !
4) Conserver les herbes aromatiques : enroulez-les dans un torchon humide ou trempez-les dans une bassine d’eau, puis mettez-les au réfrigérateur. Elles seront moins flétries !
5) Nettoyer fruits et légumes : pour éliminer les pesticides, plongez les fruits et légumes dans une bassine d’eau avec du bicarbonate de soude et du vinaigre. Laissez quelques minutes puis rincez. H.C

picto groupe enfants

À propos de la digue Nord

Je me promenais il y a quelques jours sur la digue entre la pyramide et le phare des baleines. C’est une promenade que je fais régulièrement car le paysage me fascine toujours. À marée haute ou à marée basse, le matin ou au coucher du soleil, par temps clément ou par tempête, le spectacle est toujours différent. Mais ce jour là, mon œil est attiré par la végétation qui pousse tranquillement sur la digue. Des plantes ont élu domicile tout au long de celle-ci, insinuant leurs racines entre les pierres, sans doute pour profiter elles aussi de la vue et de l’air salin. Mais au lieu de me réjouir, la vue de cette végétation m’attrista. Je me dis que, décidément, nous ne tirons pas de leçons de l’histoire. En 2010, lors du passage de la tempête Xynthia, nous avons pris conscience que nos vies pouvaient dépendre d’ouvrages tels que les digues. La mer avait envahi l’île-de-ré, faisant des morts et de nombreux dégâts matériels. Le manque d’entretien des digues et leur abandon depuis plusieurs centaines d’années ont été mis en exergue. Il a fallu, pour protéger Saint-Clément, construire une digue de presque neuf millions d’euros. Alors pourquoi laisser la digue nord de Saint-Clément se détériorer ? Pourquoi ne pas entretenir régulièrement un ouvrage déjà en place, et qui assure une protection de notre littoral ? Pourquoi ne pas dépenser régulièrement quelques milliers d’euros, pour sauvegarder l’ouvrage existant ? Qui devrait entretenir les digues ? Faut-il qu’une initiative citoyenne prenne les choses en main, se substituant aux services de l’État ? Et faudra-t-il encore pleurer et se lamenter à la prochaine tempête ? Pourquoi ne pas commencer maintenant à protéger notre avenir ? Surtout à une période ou la mise en place du PLUI crée beaucoup d’agitation. L’œil de la baleine

photo plusieurs personnes sur les pistes cyclables

La garantie légale des « vices cachés »

Lors de l’achat d’un bien, mobilier ou immobilier, neuf ou d’occasion, le vendeur a l’obligation de vous garantir contre les défauts cachés. Pour que la garantie s’applique, plusieurs conditions : il faut que le vice soit caché (non apparent) au moment de l’achat, il doit rendre le bien impropre à sa destination et exister au moment de l’achat. C’est à vous (l’acquéreur) de prouver l’existence du vice caché (devis de réparation, expertise...) dans un délai de deux ans après la découverte du défaut. Si votre demande est recevable, deux solutions s’offrent à vous : demander le remboursement total (rendre le bien contre la restitution du prix payé plus les frais) ou partiel (garder le bien en demandant une réduction du prix). Si le vendeur avait connaissance du vice au moment de la vente, il peut être condamné à verser des dommages et intérêts. Sachez enfin qu’aucune clause d’un contrat de vente ne peut s’affranchir de cette garantie légale. Matesi

picto main + argent

Au revoir...

C’est fait, ils sont partis. Qui ? Les touristes bien sûr ! C’est comme la famille et les amis qui viennent vous rendre visite en été. On est content de les voir arriver et pas mécontents au moment des « au revoir ». Vous avez certainement vécu la situation suivante : lorsque les amis débarquent, l’enjeu des deux premiers jours est de deviner combien de temps ils comptent rester car bien souvent ils vous disent le jour de leur arrivée, mais sont beaucoup plus évasifs pour le départ. Si pendant leur séjour ils vous aident pour les courses et le ménage, vous êtes chanceux. Quant aux autres, ils vous culpabiliseront en vous rappelant sans cesse la chance qui est la vôtre de vivre au bord de la mer, contrairement à eux confinés en ville... Au moment du départ, vous aurez droit au cadeau traditionnel pour vous remercier de la merveilleuse semaine qu’ils ont passée chez vous : la fameuse boite à sel ! Celle que vous rangerez dans le placard avec les cinq autres... Étrangement, après leur départ, un sentiment de mélancolie vous gagne. Soudain plus rien ne vibre, les murs se taisent, le silence s’installe et l’on se rend compte que l’été est fini. Matesi