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picto jardinier

Les « perles » du parking du Phare

À l’entrée du site du Phare des Baleines, deux énormes panneaux interdisent l’accès à l’ancien parking-visiteurs, qui sera bientôt supprimé, et invitent à vous garer sur le nouveau, certes, un peu plus éloigné. Voici quelques explications dont seuls nos concitoyens ont le secret afin de justifier le franchissement du sens interdit : « Je n’avais pas vu les panneaux », « Je vais juste déjeuner au café du Phare », « J’ai une course à faire et je suis pressé », « On est garé trop loin ! Vous voulez faire mourir les commerçants ou quoi ? », « Je suis VIP », « Je suis riverain, j’habite aux Doreaux », « Je suis pas visiteur, je suis rétais », « Je ne veux pas abandonner ma moto si loin »... Les mauvaises langues diront que le Français est menteur, râleur, de mauvaise foi et parfois même un peu parano. En fait, peut-être est-il juste un peu perturbé par le changement ? Peut-être faut-il lui rappeler qu’un franchissement de sens interdit coûte quatre points sur le permis de conduire et 135 euros d’amende ? Aie ! Cela fait cher la crêpe ou la carte postale ! Quant aux personnes ayant de réelles difficultés à se déplacer, des navettes pourraient bientôt être mises en place. Patience donc... Matesi

picto cornet de glace

LE « COUP DE PEIGNE », TOUT UN ART !

Après un apprentissage à la Couarde et une première expérience professionnelle à Ars, Sylvie Chambrey, titulaire d’un brevet professionnel et d’un brevet de maîtrise, s’installe rue du Centre à Saint-Clément en 1993 sous l’enseigne « Coiffure Sylvie ». La clientèle est au rendez-vous et ce sont maintenant des habitués qui viennent de tous les villages du nord de l’île, sans oublier les estivants occasionnels. Lorsque vous pénétrez dans le salon, un sentiment de calme et de sérénité vous gagne malgré l’agitation des quatre coiffeuses qui tournent autour des têtes, ciseaux et peigne à la main, comme des abeilles autour d’une ruche. Ici, on coupe, on frise, on colore. Les plus demandés ? La coupe brushing et le balayage. Sylvie a un petit faible pour les chignons de mariage, qui allient technique et créativité. Le salon de coiffure c’est aussi un endroit convivial où l’on parle, et parfois même où l’on s’épanche. D’ailleurs Sylvie confie qu’ici, « on recoiffe aussi le moral des gens ». Ce salon mixte ouvert à l’année est l’un des moteurs de la vie économique du centre-village et participe au « bien vivre » à Saint-Clément. L.B

picto vague se cassant sur la digue

Pas logés à la même enseigne

Sujet récurrent dans « Le Grain d’Sel » : le logement. Se loger entre les Portes et la Couarde relève de la gageure. On peut toujours s’émouvoir de tous ces volets fermés l’hiver et d’autant de jeunes couples cherchant à s’installer, cela ne résoudra rien. Pas question de jeter la pierre à ceux qui louent leur résidence l’été, mais malheureusement une prise de conscience est nécessaire car on ne peut rien attendre de l’état qui, au vu du projet de PPRL qu’il va nous imposer, interdira tout projet de construction à vocation sociale pourtant indispensable pour garder nos jeunes actifs. Combien de maisons sur Saint-Clément sont-elles louées exclusivement l’été et inhabitées le reste de l’année ? Sachez que dix maisons louées à l’année représenteraient quarante résidents permanents de plus dans la commune... À méditer. Si l’on n’y prend garde, le fossé qui sépare le Nord et le Sud de l’île risque de devenir un gouffre. Pour ne pas s’isoler et sombrer, les villages du Nord doivent absolument se soutenir et même défendre des projets communs (logements, zones d’activités, services). Mais cela ne suffira pas et il faudra encourager les initiatives personnelles de ceux qui décideront de louer leur bien à l’année. Atteindre les 20 000 habitants en incitant les résidents secondaires à devenir résidents permanents, soit, mais augmenter le nombre de retraités ne compensera pas le départ des jeunes vers le continent. L.B

Vos réponses au sondage n°3


Pour répondre au sondage n°4 et donner votre avis, Pour ou contre les 20 000 ? cliquez sur le bouton

SONDAGE N°4

Vous et les problèmes de bouchons en été !

Dans le dernier numéro, la rédaction vous a posé trois questions. Vingt personnes ont gentiment répondu. Voici les résultats...

Question 1 : Pourquoi ne pas revoir les idées reçues ?

0%

la circulation alternée

0%

une voix ferrée

0%

un parking de délestage

Question 2 : Comment réduire le nombre de voiture ?  

0%

une liaison maritime la Rochelle-Ars

0%

mieux baliser les entrées des pistes cyclables

Question 3 : Comment inciter les gens à prendre le bus ?  

0%

un abonnement à la semaine ou un forfait jour

0%

Communiquer plus sur les services proposés

Comment sortir de cette galère ? Vous êtes globalement pour la circulation alternée. Etonnant vu que dans ces conditions il faudrait agrandir le parking du Belvédère pour les voitures dont l’immatriculation ne serait pas la bonne. Mais 30 % des personnes pensent qu’une voix ferrée peut être aussi l’alternative. Réduire le nombre de voiture ? Vos réponses vont dans le sens d’un meilleur balisage des pistes cyclables, afin d’utiliser plutôt le vélo que la voiture, contre 70 % qui optent pour la balade en bateau en créant une liaison La Rochelle-Ars. Inciter à prendre le bus ? Vous êtes majoritairement pour un abonnement à la semaine (plutôt qu’au mois actuellement) contre 30 % qui estiment qu’une information plus répandue, sur les services proposées, serait souhaitable. Pourtant tout est fait pour que nos vacanciers profitent de l’île sans subir des bouchons : navettes de pont à 1 euro, de villages (gratuites), la Circulaire, Magic bus... alors incitons-les à laisser « titine » au garage l’été. Et pour ceux qui travaillent pendant la saison estivale : pensez au co-voiturage ! Emgé

picto livreur + symbole euro

CONSTRUIRE AUTREMENT

Si le nouveau PPRN est adopté, cela aura des incidences sur le paysage urbain rétais. En effet, le projet prévoit que si l’aléa court terme (Xynthia+20) définit la constructibilité, l’aléa long terme (Xynthia+60) définit les mesures de réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens. Cela signifie qu’il va falloir modifier en profondeur certaines règles d’urbanisme notamment dans le prochain PLUI. Ainsi faudra-t-il envisager de penser autrement la configuration des futures habitations : maison avec habitat à l’étage et garage en rez-de-chaussée ; maison sur pilotis ; maison sur vide-sanitaire imposant... Le pouvoir appartiendra à l’imagination des architectes ! Cela promet de belles bagarres en perspective avec les défenseurs de l’immobilisme, les mêmes qui ont voté pour le projet du PPRN pensant interdire ainsi ce qu’ils appellent « l’urbanisation à outrance », et qui vont se retrouver face aux conséquences de leur intransigeance. Finalement, tout le monde sera perdant dans cette affaire. Le paysage urbain sera défiguré pour longtemps et les meutes s’affronteront, par avocats interposés, pour imposer ou faire interdire les projets. Dommage. L.B