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picto coeur brisé

À MON AMI

Perdre un proche et c’est un morceau de nous qui s’en va. La tête sous l’eau et cette impression de manquer d’air, que le cœur va éclater. La conscience soudaine que la vie nous échappe, car la tristesse et la douleur ne sont que le reflet de notre incapacité à maîtriser ce temps qui passe et nous rend plus mélancolique encore. Et l’on sait, à cet instant, que malgré les personnes qui nous entourent et nous aiment, il faudra panser nous-même nos plaies pour espérer guérir. L.B

photo de renée barillon

RENéE, UNE FEMME DE SON TEMPS

Portrait de Renée Barillon

Renée Barillon est née Nebreda le 15 février 1927 à Thysville, Congo Belge (actuel République Démocratique du Congo). Fille de Jeanne Gourdon et de Maurice Nebreda. Scolarisée à Ars, puis au collège de la Rochelle avant de terminer ses études à Paris. Elle se souviendra longtemps de l’été 41, alors âgée de 15 ans, durant lequel sa sœur et elle furent emprisonnées quatre jours à la Rochelle pour avoir « insulté » un soldat allemand qui les importunait ! À 17 ans, Renée entre comme « secrétaire d’acheteur » du rayon mercerie à la société alsacienne des magasins Prisunic à Paris. Elle y restera jusqu’à son mariage en 1949 avec Louis Giraudeau, un Villageois. Le couple s’installe au Gillieux, où Louis est agriculteur. En 1950, naissance de leur fils, Jean-Louis. En 1956, elle travaille comme secrétaire à la maison des enfants au Bois Plage, aérium recevant des enfants en convalescence ou déficients. En 1968, l’établissement ferme. Période de chômage et petits boulots avant de retrouver un travail au Camping de la Plage chez Armand Barillon en 1971. Elle s’occupe de l’accueil et de l’entretien. À l’époque, pas d’ordinateur. On se débrouille avec le téléphone. Le planning ? Un tableau sur le mur et des étiquettes de couleur pour noter les réservations, les arrivées, les départs. Impensable aujourd’hui ! Ce travail lui plait, surtout le contact avec la clientèle. Renée terminera sa carrière comme gérante du Camping jusqu’en 1985. Durant sa vie villageoise, Renée sera conseillère municipale puis adjointe au budget sous la mandature de Léon Massé. Elle garde un bon souvenir de cette expérience enrichissante. En 1989, elle part à Paris et revient en 1996 s’installer avec Michel Barillon qu’elle épousera en 2005. Depuis une dizaine d’année, elle « tape le carton » tous les mercredis après-midi avec ses amis de l’amicale dans la petite salle des associations. Elle y retrouve, entre autres, Fernand Bonnin, l’ancien maire, avec qui elle aime à se rappeler l’organisation des fêtes d’antan. Elle regrette d’ailleurs la disparition des bals costumés, où chacun venait avec son propre déguisement souvent « fait maison ». Elle se rappelle, entre autres, celui sur le thème des « hermaphrodites », où les costumes étaient confectionnés avec un côté homme et un côté femme… La dernière belle fête dont elle se souvient fut celle du centenaire de Saint-Clément avec des Villageois et des Casserons en costumes d’époque, loués à Nantes pour l’occasion. Des semaines de répétition seront nécessaires pour exécuter parfaitement les danses du spectacle : le Quadrille des Lanciers, la Mazurka, la Polka, le Pas des Patineurs… Mais aujourd’hui, à 90 ans, Renée ne vit pas dans le passé. Elle s’estime heureuse « d’avoir toujours une tête qui fonctionne bien, même si le physique ne suit pas toujours ! ». Elle aime la lecture, les mots croisés et les jeux télé intelligents. Souvent, le dimanche, elle a plaisir à recevoir une amie pour disputer une partie de Rummikub, sous le regard bienveillant de sa fidèle chienne épagneul Ariane. Elle reconnait volontiers ne pas s’ennuyer même si la solitude lui pèse parfois. De toute façon, Renée est trop bien élevée pour se plaindre. De sa vie, elle n’avouera ni regret, ni remord. Elle sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas (n’allez pas lui parler de maison de retraite !). C’est une femme indépendante qui assume ses choix avec un petit côté rebelle qui, à moi, me plait bien… L.B

picto balise

Quid de la notion d’altitude dans notre pays ?

Le PPRN de l’île-de-Ré se réfère à des cartes d’aléas Xynthia + 20 cm, c’est-à-dire à des hauteurs d’eau maximales atteintes lors des inondations provoquées par la tempête Xynthia en 2010. Notre but n’est pas de revenir sur ce triste événement, mais de comprendre comment la notion d’altitude permet de produire de telles cartes. Les altitudes sont référencées à partir d’un niveau zéro, arbitrairement défini comme le niveau moyen des mers, mesuré par un marégraphe enregistrant en continu le niveau de la mer à un endroit donné. Le marégraphe qui définit notre référence des altitudes françaises est situé à Marseille. Le zéro correspond ainsi à une moyenne entre les plus hautes et les plus basses mers. Pour s’en convaincre, on pourra regarder la courbe zéro (--0--) sur l’estran de la carte IGN au 1/25 000 (1329 OT). Les altitudes et le relief sont alors décrits par des courbes successives tous les 5 mètres. Elles sont restituées à l’aide de la vision stéréoscopique en trois dimensions des photos aériennes, mais ne constituent que des signes conventionnels dont la précision n’est que de quelques décimètres. Pour gérer les problèmes d’inondation, cette précision est largement insuffisante et nécessite des données de précision centimétrique. Pour obtenir des cartes d’une telle précision, on s’appuie actuellement sur le Lidar qui est une technique aéroportée de télédétection optique utilisant la lumière laser en vue d’un échantillonnage dense de la surface terrestre et produisant des mesures x, y, z d’une précision centimétrique. On notera également les travaux de nivellement de précision réalisés par l’IGN (Nivellement Général de la France : IGN1969) qui se matérialisent sur le territoire par des repères de nivellement comme on en trouve un en contrebas de la pyramide à la Conche dont la précision est millimétrique par rapport au zéro origine. Cette précision est excellente, mais nécessite des travaux de géomètres lourds pour mettre en œuvre une cartographie équivalente à celle du Lidar. G.T

picto masque

Mardi gras, t’en va pas !…

On en parlait un peu avant et beaucoup après car cela durait une semaine. Tant de souvenirs encore aujourd’hui… Pour une semaine, les « sociétés » se reformaient : les couples avec les célibataires d’âge « de raison » et les jeunes gens ensemble, mais filles d’un côté et garçons de l’autre. On ne mélange pas les torchons et les serviettes ! La grande occupation était les repas, chacun fournissait ce qu’il pouvait : volailles, poisson, légumes, desserts et pâtisseries « fait maison », boissons et quelques produits chapardés au grand dam des victimes ! Le matin, les femmes étaient chargées de faire la cuisine pendant que les hommes s’entraidaient spontanément dans les travaux de la vigne et des champs. L’après-midi, distractions pour tous : jeux de carte, promenade. Certains soirs, on faisait tourner le guéridon… n’est-ce pas, André ! Chaque année, la tradition perdurait, les plus jeunes reprenant le flambeau. Souvenir d’une ambiance joyeuse et de franche camaraderie, malgré les soucis et les aléas de la vie. Moulinette

photo plusieurs personnes sur les pistes cyclables

Merci pour le cadeau…

Mesdames, cette année encore, vous avez reçu la famille et les amis pour le traditionnel repas de Noël. Et si on parlait des cadeaux ? Comme d’habitude, monsieur s’est fendu d’un présent utile, le cuit vapeur électrique, car il a décidé (enfin !) de se mettre au régime. Pour les enfants, un cadeau commun, un week-end dans un relais château en pension complète au fin fond de la Creuse et à prendre au mois de février (c’est moins cher), les ingrats ! Bien la peine de les accueillir tout l’été chez vous avec leur marmaille bruyante et mal élevée ! Quant aux amis, après avoir englouti le foie gras, les coquilles Saint-Jacques et la dinde aux marrons, ils s’en sortent avec une bouteille de vin bon marché achetée à la supérette du coin ou une plante verte improbable car « ça dure plus longtemps que les fleurs »… Et n’oublions pas le retardataire, tellement occupé qu’il n’a pas eu le temps d’acheter quelque chose et vous gratifie d’un « c’est l’intention qui compte ! » comme si sa présence seule suffisait à illuminer la soirée… Malgré tout, vous êtes heureuse, car votre vrai bonheur, c’est de les réunir tous pour cette fête incontournable qui donne tout son sens à ce que l’on nomme la magie de noël. Matesi

picto main + argent

LA GEMAPI ET L’IMPÔT DIGUE

Depuis le 1er janvier 2018, la CDC a pris la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Ce transfert de compétence, organisé dans le cadre de la loi MAPTAM de 2014 et de la loi NOTRe, est la résultante du désengagement progressif de l’état dans la prévention et la gestion du risque. Ainsi, la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides relèveront de la CDC, mais également la défense contre les inondations et contre la mer notamment par la construction et la gestion des digues. La GEMAPI représente un coût important pour les collectivités, mais La loi MAPTAM leur permet de mettre en place une taxe, qui sera affectée exclusivement aux dépenses liées à ces nouvelles charges. Cet « impôt digue », voté par le conseil communautaire et les dix conseils municipaux, sera applicable dès 2018. L’état n’ayant plus à assumer les conséquences civiles et pénales des dommages causés aux personnes et aux biens, gageons qu’il desserrera l’étau du principe de précaution pour prendre enfin en compte la réalité du terrain dans l’élaboration du PPRN. L.B