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picto phare entouré de coeurs

POURQUOI L’îLE DE RE ?

Qu’est-ce-qui fait qu’un beau jour, Bordelais, Tourangeau, Parisien, on s’est dit qu’on finirait notre vie ici ? Qu’est-ce- qui fait que l’on a abandonné nos maisons, nos amis, nos familles pour ce petit bout de terre de trente kilomètres, battu par les vents et les marées, surpeuplé l’été et endormi l’hiver ? Qu’est-ce-qui fait qu’à peine installé, on se sente tellement « chez nous » que l’on considère les résidents secondaires avec un peu de condescendance (si, si ! ) et les vacanciers comme des envahisseurs ? Avez-vous remarqué comme l’on parle peu de notre vie d’avant, comme si le vent avait dépoussiéré nos mémoires de tout ce qui ne serait pas Ré ? Peut-être l’air iodé est-il parfumé d’un filtre inconnu qui nous rend amnésique ou dépendant… À moins que ce ne soit cet indicible attrait que l’on a ressenti lors de notre première visite et dont on ne s’est jamais vraiment remis. Matesi

photo d'un banc sur la digue côte sauvage

Un ban pour les bancs ?

Ils étaient attendus par tous. Eh bien, ils sont arrivés, les bancs de la digue, et ils sont plutôt bienvenus ! Carrés de béton superposés et juxtaposés par ensemble de deux, trois ou quatre, leur ligne présente une parfaite cohérence avec les matériaux et l’image de la digue : simplicité, rusticité. Le caractère et l’implantation de ces bancs tirent parti de leur situation. Ils mettent en évidence la fonction de promenade en belvédère sur l’océan et estompent ainsi, dans l’esprit des promeneurs, celle d’ouvrage de protection. Bravo ! CDD Sobres, minimalistes, dépouillés… tellement dépouillés que l’on a l’impression que l’entreprise en charge des travaux les a posés là et oubliés… Quelqu’un aurait-il leur numéro de téléphone ? Matesi

picto d'un camembert

CAMEMBERT CONTRE CAMEMBERT

Seules les AOP ont droit à l’appellation « Camembert de Normandie ». Enfin, en théorie, car les industriels, hors AOP fabriquant en Normandie, n’hésitent pas à indiquer sur leur boite « fabriqué en Normandie » en contradiction avec la norme européenne UE 2081/92, qui réserve le terme « Normandie » à l’AOP. Le lait et la fabrication ne sont alors soumis à aucun cahier des charges. Ainsi l’industriel utilise du lait pasteurisé quand l’AOP exige du lait cru. Chaque année, 70 000 tonnes sont produites, hors AOP, au lait pasteurisé (Président, le Rustique, Lepetit…) contre 5 400 tonnes en AOP. Comme l’indique un dicton populaire « faute de grives, on mangera des merles ! » soit, mais s’il est aisé de distinguer les deux oiseaux, c’est plus compliqué pour nos boites de camembert. Comment s’y retrouver ? D’abord en lisant attentivement la boite : « de Normandie » pour les AOP et  «fabriqué en Normandie » pour les industriels. Ensuite, le prix : si un camembert industriel coûte en moyenne deux euros, l’AOP vous coûtera le double mais la qualité ne se brade pas. Avis aux amateurs de calendos ! L.B

picto maison

USUFRUIT ET NUE- PROPRIETE SUR UN BIEN IMMOBILIER

Le droit de propriété se compose de deux droits distincts : la nue-propriété qui donne le droit de disposer d’un bien (par exemple, le vendre) et l’usufruit celui de l’utiliser et d’en recevoir les fruits (l’habiter ou le louer). La plupart du temps, ces prérogatives sont exercées par la même personne (en pleine propriété), mais Il arrive que ce droit soit démembré, et dans ce cas, il est important de savoir quels sont les droits et obligations de chacun. Le nu-propriétaire est redevable des grosses réparations affectant l’immeuble, alors que l’usufruitier se charge des dépenses d’entretien et des charges courantes. L’usufruit est souvent viager, c’est-à-dire qu’il s’éteint avec le décès de son titulaire. Ne pas confondre l’usufruit, qui est un droit réel sur l’immeuble, et le droit d’usage et d’habitation, qui lui est strictement personnel et limité à la seule occupation du logement sans en percevoir de fruits (location). Chacun peut vendre son droit, mais pour vendre la pleine propriété, il faut l’accord des deux. Quelles que soient vos motivations, avant de démembrer un bien, mieux vaut prendre conseil auprès d’un juriste. Matesi

picto fillette avec poubelle

Poubelle ou pas poubelle ?

Dans le projet d’aménagement de la pointe du Phare des Baleines, le Département a fait le choix de ne pas installer de poubelle. Le principe étant que les visiteurs repartent avec leurs déchets. Soit, mais comment peut-on gérer efficacement les déchets générés par certains commerces (glaces, pizzas, gaufres, canettes de boisson) sans mettre un gendarme derrière chaque visiteur ? Les commerçants ont des poubelles, mais le principe de la vente à emporter est justement que les clients… emportent leurs victuailles pour les consommer plus loin et là quid des cartons et autres papiers d’emballage ? Les pistes cyclables direction la pyramide et le canot de sauvetage risquent de devenir des dépotoirs. On observe l’été et les grands week-ends, que les quelques poubelles en bois installées autour des commerces débordent de détritus en tout genre. Si on les supprime, ne risque-t-on pas de retrouver ces ordures disséminées entre le parking et le phare ? Dans toutes les grandes stations touristiques, il y a des poubelles à disposition, ce qui semble être un confort minimum pour les touristes. Pourquoi le site du phare serait-il une exception ? À un moment, il faudra choisir entre la propreté du site, qui est quand même « la vitrine » de Saint-Clément, et quelques économies sur la collecte des déchets. Tam-Tam