le logo du journal
picto coeur brisé

Le coin du jardinier

C’est parti ! On soigne ses semis de tomates qui seront mis en place dès la mi-mai. C’est le bon moment également pour les courgettes, poivrons, aubergines, melons, concombres, cornichons. Enrichir les trous de plantation de compost et arrosez copieusement. En juin, récoltez les pommes de terre précoces et consommez-les rapidement. Et n’oubliez pas, on ne mélange pas les radis avec les choux, les tomates avec les courgettes, les concombres avec les melons. Quant aux pesticides, bannissez- les de votre jardin et arrachez l’herbe à la main. Courgette

photo de stéphane Bazin

Stéphane, une vie accomplie

Portrait de Stéphane Bazin

Stéphane Bazin est né le 20 septembre 1963 à la Rochelle. Fils de Carmen Torregrossa et de Jean-Paul Bazin, originaire de Loix. Après le décès de ses parents, il n’a que sept ans lorsqu’il est recueilli par sa grand-mère paternelle, Marguerite Bazin, femme au caractère bien trempé, qui tient l’épicerie SPAR rue de Lavaud, à Loix. Stéphane fréquentera le collège de Saint-Martin jusqu’à ses seize ans, puis choisira d’entrer dans la vie active en travaillant chez des ostréiculteurs de Loix, Gilles Cantin et Gérard Mercier. Après un an de service militaire à Albi comme parachutiste, il revient sur l’île et reprend son travail ostréicole. Une opportunité se présente en 1989 et il entre à l’ONF (Office National des Forêts) comme ouvrier forestier. L’année suivante, il épouse Sophie Mercier, une villageoise, avec qui il aura une fille Cindy, en 1993. La famille s’installe en location au Chabot, chez Philippe Loizeau, puis, rue du Chirron, chez Jeanne Wachter. En 1999, il emménage au Gillieux dans une maison qu’il a fait construire et où il vit toujours. Stéphane travaille à l’ONF depuis bientôt trente ans. Au départ, ils étaient trois : deux ouvriers et un responsable pour couvrir tout le territoire de l’île de Ré. Depuis sept ans, après le départ de son collègue Marc Pajot, ils ne sont plus que deux, lui et son responsable. Une entreprise privée, celle de Loïc Le Bondé, travaille pour eux en sous-traitance. L’ONF intervient sur sept communes, celles qui ont des forêts et des dunes domaniales. Loix, Saint Martin et la Flotte ne font pas partie de leur domaine d’intervention. Lorsqu’il a débuté, le travail de Stéphane était surtout axé sur les plantations : pins maritimes, pins parasols, chênes verts. Il fallait développer le domaine forestier derrière les dunes. Le travail en forêt, c’est aussi des aménagements : parkings à vélo, tables de pique-nique, chemins en caillebotis pour accéder aux plages, pose de ganivelles. L’ONF intervient aussi directement sur la dune. Le travail de Stéphane consiste alors à planter des oyats, installer des panneaux de signalisation, poser des branches sur les « ventouses » (une ventouse est un trou formé par le tourbillonnement du vent). Lorsque le passage des estivants sur la dune est trop important, il faut faire appel à des pelles mécaniques pour fermer des accès afin d’éviter le creusement des dunes. Ainsi, à Couny, on est passé de sept à quatre passages pour éviter les dégradations. En dehors de son travail, Stéphane est un fervent supporter du Stade Rochelais dont il suit tous les matchs. C’est aussi un amateur de champignons qu’il va chercher jusqu’en Dordogne (cèpes et chanterelles). Sur l’île, il cueille les argouanes (ou pleurotes du panicaut), les patelles (qui ressemblent à des morilles), les lactaires délicieux et les souchettes de peuplier. À la question : où les trouves-tu ? Pas de réponse bien sûr, le cueilleur garde ses coins secrets ! De toute façon, le territoire étant peu étendu, il s’agit surtout d’arriver le premier. Autre plaisir, retrouver les copains à l’aire de loisirs pour disputer une partie de pétanque, mais attention, mauvais joueur s’abstenir ! Ici, on joue la gagne en toute décontraction… L.B

picto balise

Y A T-IL TROP DE RESIDENCES SECONDAIRES ?

Vaste débat lorsque l’on sait que le résiduel constructible de l’île est limité et que l’on n’a toujours pas trouvé de solution pérenne pour loger les jeunes et éviter qu’ils ne partent sur le continent. Bien sûr, on construit des logements sociaux, mais dans vingt ans, lorsque cette population aura vieilli, que fera-t-on pour la nouvelle génération ? Au nom de la sacro-sainte « loi du marché », les terrains se vendent à prix d’or. Les habitations traditionnelles, très prisées par une clientèle aisée, se transforment peu à peu en résidences secondaires de luxe. Et la « peopolisation » de l’île ne risque pas d’inverser la tendance ! Le travail sur l’île étant peu rémunérateur, les jeunes ne pourront jamais être propriétaires vu l’indécence du prix au mètre carré. Soit, mais il faudra alors expliquer aux générations futures que par souci de rentabilité, on n’a rien fait pour eux. C’est un choix qui appartient à chacun, mais qu’il faudra assumer. LB

picto masque

Allo, docteur PC !…

Après un BTS informatique et une première expérience professionnelle dans un tout autre domaine à la réserve naturelle de Lilleau des Niges, Christophe Penot crée son entreprise d’informatique à Saint-Clément en 2001. Au départ, il intervient à domicile tant chez les professionnels que les particuliers. En 2014, il ouvre sa boutique au 3, rue du Clocher, derrière la boulangerie. Depuis, l’échoppe est ouverte tous les matins du mardi au samedi de 10h à 12h30. L’après-midi étant réservé aux dépannages à domicile. Son enseigne « multiservices-informatique » est explicite quant aux prestations proposées. Vous pouvez acheter du matériel (PC, MAC, imprimantes) avec un vrai conseil de professionnel qui orientera votre achat en fonction de vos besoins. Vous trouverez également des consommables : cartouche d’encre, petit matériel. Mais aussi, bien sûr, un vrai service de dépannage. Les « bobos » les plus répandus ? Les virus, l’envahissement des logiciels publicitaires, la chute du PC, l’écran cassé… Allo, docteur PC ! La boutique est fréquentée par une clientèle provenant de tout le nord du canton et lui-même se déplace dans toute l’île pour ses interventions. À l’heure du tout numérique, un professionnel compétent dans notre commune est un atout (ils sont peu sur l’île de Ré), alors n’hésitez pas à le visiter et à lui demander conseil car c’est, en plus, un garçon d’une extrême gentillesse. LB

L’HUMEUR DU CYCLISTE Le Cycliste content ou pas content (ça dépend des jours !)

Le Cycliste aime bien...
…la « nouvelle » digue de la côte Sauvage

Même si elle lui est interdite à vélo, le Cycliste est ravi d’avoir retrouvé sa promenade favorite, celle qui lui a fait aimer Saint-Clément il y a bien des années. Après des mois et des mois de travaux, il peut à nouveau flâner (à pied évidemment !) sur la digue flambant neuve de la côte Sauvage. Un peu sceptique au départ, le Cycliste reconnaît que le travail accompli est remarquable. Deux kilomètres au grand air, avec le cri des mouettes et les vagues en fond sonore. Peu d’endroits sur l’île peuvent rivaliser. Seul bémol : il semblerait que cette digue soit aussi devenue le lieu de promenade favori des chiens du village. Mais bon, chacun a droit à son bol d’air !

Le Cycliste n’aime pas...
…le rond-point du Gillieux

Ou plutôt l’absence de rond-point. Bien que ce genre d’aménagement ne fasse pas toujours l’unanimité, s’il y a un endroit dans l’île de Ré où il en faudrait un, c’est bien là ! Question de sécurité. Trois routes se croisent à cet endroit (sans compter la piste cyclable) et la catastrophe est frôlée chaque jour. Fort heureusement, les automobilistes un peu désemparés par la configuration des lieux, réduisent l’allure. L’accès au nouveau « quartier » du phare, avec ses « merveilleux » pavés et ses « somptueux » murs de clos (imitations ratées des clos d’antan) aurait mérité que l’on se penche sur le problème. Car, depuis qu’il fait du vélo à Saint-Clément, le Cycliste entend parler de l’aménagement de ce rond-point. Alors rêvons un peu ! Rendez-vous pour le bicentenaire de la commune en… 2074 ? Mais d’ici là, combien d’accidents ?

picto main + argent

La navette maritime

C’est officiel, en 2018 vous pourrez effectuer le trajet La Rochelle-Saint Martin en bateau. Plus besoin de la voiture. Le bateau, affrété par la société des Croisières Inter-Îles, transportera jusqu’à 100 passagers et 30 vélos à raison de deux traversées par jour en moyenne-saison et trois ou quatre en juillet/août. La durée du voyage sera d’une heure maximum. L’intention est louable, mais les tarifs proposés risquent de décourager quelque peu le quidam. En effet, pour une famille de 4 personnes (dont deux adultes et deux adolescents) et avec 4 vélos, il vous en coûtera… 102 euros (aller/retour). Quand on sait que le prix du passage d’une auto sur le pont en pleine saison est de seize euros et de deux euros pour un cycliste… Si vous êtes un couple arrivant par le train, il vous faudra prendre le bus pour rejoindre l’embarquement à la médiathèque de La Rochelle (environ un quart d’heure), faire la traversée en navette (une heure) tout cela bien sûr en supposant que le départ du bus et de la navette correspondent à votre heure d’arrivée en gare, ce qui parait peu probable. Une fois à Saint-Martin, vous devrez prendre une nouvelle fois un bus pour atteindre votre destination finale. Soit 45 euros pour deux adultes plus le prix des bus plus deux bonnes heures de voyage et d’attente. Combien coûte un taxi au départ de la gare de la Rochelle qui vous emmène à Saint-Clément en cinquante minutes ? Bon, soyons positifs et espérons que ces « inconvénients » seront corrigés, sinon la navette maritime risque de faire… « Plouf ! » Matesi