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La boite à idées

Jane me dit, photo à l’appui, qu’il y a de la menthe sauvage qui pousse sur le terrain du Moulin Rouge. L’information m’angoisse, va-t-on devoir ajouter un obstacle supplémentaire à la construction des futurs logements sociaux ? La menthe sauvage est-elle une espèce protégée ? Après avoir mené une enquête approfondie, il s’avère que non. Ouf ! Je suis rassurée… Mais alors, peut-être pourrait-on rentabiliser ce vaste terrain acheté au prix fort et qui ne nous sert pas à grand- chose pour l’instant, en commercialisant du « Mojito villageois à la menthe sauvage » et la jolie petite bâtisse nouvellement restaurée par la Commune se transformerait alors en comptoir pour une clientèle de passage… L.B

photo de Benoit Peslerbe

BENOIT, 30 ANS, GéNéRATION PONT

Portrait de Benoit Peslerbe

Benoit Peslerbe est né le 25 mai 1988 à la Rochelle. Fils de Jean-Louis Peslerbe et Véronique Rayneau, Villageoise. Scolarité à Saint-Clément, Saint Martin puis la Rochelle où il obtient une licence en « mesures physiques ». Benoit a pratiqué le basket à Saint-Clément pendant une quinzaine d’année, durant son enfance et son adolescence. Son équipe évoluera en « Excellence Régionale » et l’un de ses premiers entraineurs fut David Casseron, l’actuel garagiste du village. Pendant ses vacances scolaires Benoit travaille sur les marchés de l’île comme beaucoup de jeunes étudiants. Il décide de prendre une année sabbatique et de partir en Australie à la découverte de « l’Ailleurs ». Il revient sur l’île et enchaine avec un second voyage au Brésil. Au cours de ces périples, il travaillera principalement dans l’hôtellerie et la restauration. En Australie, après avoir dégusté un expresso d’anthologie, il s’intéresse au produit et se rapproche des torréfacteurs et baristas qui lui enseignent les bases : la plantation, la maturation, la récolte et les différents procédés d’après récolte. Il apprend à reconnaître les caractéristiques de chaque café selon son origine et sa méthode de récolte. De retour en France, la passion du café le poursuit mais il n’est pas encore prêt à en faire son métier. Il devient moniteur de ski dans les Alpes pendant trois saisons en alternance avec les marchés d’été sur l’île. Il rencontre Sylvie en 2013 et s’installe à Saint-Clément, d’abord chez son père puis en location au Gillieux. Ils ont deux enfants : Athéna et Iris. En 2015, il « saute le pas » et monte son entreprise de torréfaction artisanale. La première année, il œuvre sur le marché d’Ars en Ré puis, l’année suivante, il sera présent sur trois marchés dont Saint-Clément et les Portes. À l’époque, il torréfie dans son garage d’où se dégage une odeur qui ravit tout le voisinage ! En 2017, il ouvre une boutique à Loix sous l’enseigne WINDARA. Vous n’y connaissez rien en café ? Alors n’hésitez pas à lui demander conseil car, même s’il ne lit pas encore dans le marc… de café, il saura vous proposer le produit qui vous convient. Et si vous êtes un amateur éclairé, laissez vous guider vers des saveurs inconnues. Benoit à fait le choix d’ouvrir sa boutique à l’année, conscient qu’il faut maintenir le commerce de proximité et fidéliser une clientèle locale. Il s’adresse également aux professionnels de la restauration, secteur de son activité en pleine expansion. Si vous décidez de lui rendre visite à Loix, peut-être le verrez- vous chanter en s’accompagnant à la guitare, exercice qu’il affectionne lorsque le travail lui laisse un peu de répit. Peut-être un jour nous gratifiera-t-il d’un petit concert à la pause-café ? Lorsqu’il ne travaille pas, Benoit apprécie le calme des balades en famille sur la plage de la Conche. Il n’a pas renoncé à ses envies de voyage mais actuellement, aves deux jeunes enfants et une entreprise en plein développement, il va falloir attendre un peu ! C’est un garçon discret qui n’aime pas parler de lui et répond aux questions qui le dérangent par un trait d’humour, comme une politesse qu’il affiche pour masquer sa pudeur. Au fait, en 2018, Benoit a trente ans, comme le Pont de l’île de Ré. Voilà un rétais qui n’a pas connu le Bac ! L.B

picto tongs

L’été, la plage…

Enfin, les vacances, le soleil, la mer ! Vous allez pouvoir barboter dans l’eau et vous dorer la pilule sur le sable chaud les doigts de pied en éventail pendant que vos jeunes enfants joueront à sucer des mégots qu’ils auront trouvé sur le sable ou se blesseront en marchant sur un tesson de bouteille à peine enterré. Comment cela, personne ne vous avait prévenu, que, même ici, l’environnement est hostile ? La plage cela n’est pas seulement une grande étendue de sable vous invitant au farniente comme vous le suggère le dépliant remis à votre arrivée par votre logeuse. La plage c’est aussi une grande déchetterie à ciel ouvert où l’on trouve de tout : plastique, cannette, bouteille, fer rouillé, papier, excrément (de chien, d’oiseau, d’humain…). Ces déchets ne sont pas arrivés là par hasard même si la marée dépose son lot de substances incongrues. La propreté des plages, c’est l’affaire de tous : la vôtre, la mienne et celle des autres. Pensez-y avant de jeter le papier d’emballage de votre sandwich et bonnes vacances… Tam-Tam

picto pièces de monnaie

Réserve héréditaire et quotité disponible

En droit français, en présence d’héritiers « réservataires », nul ne peut légalement disposer librement de la totalité de son patrimoine dans le cadre de sa succession. La loi accorde à ces héritiers (enfants, conjoint) dits « réservataires » la garantie de ne pas être écartés de la succession de leur auteur, à condition bien sûr qu’ils acceptent cette succession. C’est ce que l’on appelle la « réserve héréditaire ». La part des biens et droits successoraux « non réservés » constitue la « quotité disponible » dont l’auteur peut disposer à sa guise. Ce qui pourrait paraître comme une restriction à la libre disposition des biens dans certains pays est, au contraire, un des fondements du droit des successions dans le code civil français. En France, la conscience populaire n’est pas prête à accepter que l’on puisse, par exemple, déshériter ses enfants au profit d’un tiers. D’ailleurs, l’appréciation de la quotité disponible est souvent source de conflit au moment d’une succession et l’affaire se règle généralement au tribunal. Matesi

L’HUMEUR DU CYCLISTE Le Cycliste content ou pas content (ça dépend des jours !)

Le Cycliste aime bien...
…la « nouvelle » digue et surtout la dune reconstituée

Après de longs mois de travaux, la digue flambant neuve protégeant notre cher village est achevée. Sceptique au début, le Cycliste est enchanté et l’a déjà dit. Il n’y va jamais à vélo (puisque c’est interdit !) et contemple à chaque fois la « dune » en arrière de la digue. Même si elle n’est pas naturelle, puisque canalisée par du béton, il n’en est pas moins vrai que les oyats plantés ont bien poussé et que les tamaris ont pris racine. De magnifiques pavots cornus jaunes se sont installés à la plus grande joie des insectes pollinisateurs. En clair, la « nature » a repris ses droits ! Même les chiens y vont de leurs petits souvenirs odorants, mais ça… c’est moins sympathique.

Le Cycliste n’aime pas...
…les bittes !

Grosses ou petites, dures ou flexibles, noires ou luisantes, ce n’est pas son truc ! Surtout celles qui empêchent les personnes handicapées ou se déplaçant avec difficulté de se rapprocher du phare des Baleines et de ses abords. Pour eux – et comme pour tout le monde – le parking est à 600 mètres de la grande lanterne aux cétacés. Et là, c’est assez justement ! Comment les différents acteurs de ce projet de réaménagement de la pointe des Baleines ont pu « oublier » à ce point les accès pour handicapés ? Le Département ne se targue-t-il pas d’être à la pointe du modernisme touristique en vantant le label « Tourisme et handicap » ? Le Cycliste a quand même entendu parler d’une navette qui pourra (cet été uniquement) véhiculer les visiteurs. Alors mesdames et messieurs les handicapés, prière de découvrir le phare pendant la plage horaire de la navette… ou de loin. De quoi vous plaignez-vous, c’est joli de loin aussi. Ou mieux encore, passez votre chemin ! Circulez, y’a rien à voir… Le Cycliste n’est vraiment pas content.

photo surfer sur la conche

danser sur la vague

Dès que le vent se lève, ils sont là. Intrépides, arrogants, prêts à en découdre avec la vague. La vague, celle qui les fait vibrer, qui les attire et les inquiète à la fois. Quel spectacle que de les voir évoluer sur leur surf, paddle ou planche à voile. Des voiles multicolores qui se croisent, se doublent, se couchent, se relèvent. Pas besoin de connaitre les règles de ce sport pour comprendre qu’« ils s’éclatent ». Leur plaisir est communicatif et, en les regardant, on se sent d’un coup plus léger, plus apaisé. Merci pour ce moment de grâce. Matesi