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À chacun son Style

Les pas lourds et près du sol. Dans une tenue « flashy », parfaitement assortie. La musique dans les oreilles et le contrôle cardio sanglé au bras: c’est le joggeur de l’année. Pas vraiment entraîné, mais il a lu qu’avec l’âge il fallait s’entretenir, s’occuper de son corps quoi ! Alors il a foncé dans un grand magasin de sports, il a claqué un fric dingue… et il court. Il a la tenue, pas le style, mais au moins, lui, il fait un effort et il a du coup bonne conscience. « Il ne tiendra pas l’année ? » Ben vous n’êtes pas sympa ! Le pas alerte et léger, les coudes près du corps. Couvert de sueur en été et crachant la vapeur en plein hiver : c’est « le joggeur pro » ! Il arbore un T-Shirt brulé par l’effort, dont les inscriptions sont effacées… preuve qu’il y met toute son énergie et qu’il sait souffrir. « Ou qu’il a une mauvaise lessive ? » Vous êtes vraiment mesquin ! Le Mixte des deux ? Ça existe ! Allure sportive dans une tenue hyper branchée : le sport est une religion. Rien ne peut lui être sacrifié. Il faut soigner le fond et la forme. On se doit d’avoir une bonne hygiène de vie sans négliger le look. On le voit parfois à la Une de certains journaux, qui veut prouver qu’il ne pense pas qu’à la politique ou au showbiz. « Il n’est pas crédible dites- vous ? » Alors là, vous êtes carrément méchant ! La Chaumette

photo de Benoit Peslerbe

Marion, transmettre avant tout

Portrait de Marion Silhol

Marion est née le 27 août 1949 à Amiens. Fille de Camille Buelens et de Simone Hermann, elle passe sa prime jeunesse au « petit Saint Jean », quartier champêtre à la périphérie d’Amiens où elle fait ses études primaires. Puis, déménagement à Paris où son père installe son entreprise de peinture. Elle poursuit ses études au lycée la Fontaine et termine son cursus scolaire avec une licence d’anglais à la Sorbonne. En 1971, après une première expérience professionnelle dans le secrétariat qui ne la satisfait pas, elle s’inscrit au cours de théâtre de Guy Vassal qui officie dans un temple protestant du 16e arrondissement. C’est la révélation. Dès 1972, elle monte un cours de théâtre à l’école Saint-Thomas d’Aquin dirigé par Monseigneur Di Falco et, en même temps, un cours dans une école de Meudon. Elle épouse, en 1976, Olivier Silhol qu’elle connait depuis le cours de Guy Vassal. Ils auront trois enfants : Nicolas, Perrine et Laura. Marion décide alors de se consacrer à sa famille tout en continuant d’animer des ateliers de théâtre pour enfants. En 1995, elle reprend du service comme animatrice de théâtre dans un lycée versaillais. Lors de vacances d’été en 1993, au Chabot, Marion et son époux succombent au charme des lieux et à l’appel d’un panneau « à vendre » sur un mur, rue du Chaume. Ce lieu deviendra la résidence d’été de toute la famille et une échappatoire au tumulte de la vie citadine. Elle aime le calme et la beauté de l’ile qui lui rappellent son enfance dans la campagne amiénoise. Depuis la retraite en 2016, elle vit ici à l’année. Pour l’anecdote, lors du mariage de sa fille Perrine à Saint-Clément, le maire, Gilles Duval, rencontre un invité, Jean Michel Proust, directeur de spectacles qui souhaite lancer un festival de jazz au nord de l’île, peut-être même au Phare… On connait la suite. Marion apprécie les relations qu’elle noue au détour de ses activités. Elle s’implique dans la vie associative et crée une troupe de théâtre « les Ré-Acteurs » par le biais de l’association villageoise Ré-Création. La troupe est hétéroclite tant par les différences d’âge que les personnalités. Début 2016, ils sortent leur premier spectacle « Les Valises » qui sera joué à la salle des fêtes d’Ars en Ré devant plus de cent personnes bluffées par le jeu des débutants. Deux autres spectacles seront montés. Ce dont Marion est le plus fier c’est peut-être la représentation donnée au printemps dernier à la centrale pénitentiaire de Saint-Martin, une expérience enrichissante et inédite. Elle travaille actuellement sur un projet qu’elle souhaiterait monter en partenariat avec les élèves du collège pour la pièce de Musset « On ne badine pas avec l’amour ». À suivre… La troupe compte actuellement dix acteurs permanents plus quelques occasionnels. Marion distribue les rôles en fonction de ce qu’elle perçoit chez chacun de ses apprentis comédiens. Elle lance un appel pour cause de pénurie d’acteurs masculins, avis aux amateurs ! Tout le monde a sa place, il suffit juste d’oser. En parallèle du théâtre, elle anime des séances de sophrologie dans différents villages de l’île. Encore une activité tournée vers les autres car le moteur de Marion c’est avant tout la transmission, d’un savoir, d’une énergie, et une grande bienveillance envers ceux qui lui font confiance. L.B

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Le droit de passage

Le droit de passage est une servitude autorisant un tiers à passer sur la propriété d’autrui. Cette servitude peut être légal (article 682 et suivants du code civil) ou conventionnelle. Dans le cas d’un terrain enclavé, une charge est imposée au fonds servant pour la nécessité du fonds dominant qui doit pouvoir accéder à son terrain, c’est alors une servitude légale. Si la servitude est conventionnelle, à la condition qu’il n’y ait pas d’enclave, l’accord doit porter sur le bien et non sur la personne du propriétaire et ne doit pas être contraire à l’ordre public. Il est conseillé de prévoir l’usage et l’étendue de la servitude conventionnelle pour éviter les litiges sur l’exercice du droit de passage. Cette servitude peut s’éteindre en cas de non usage pendant trente ans, la charge de la preuve incombant alors au propriétaire du fonds servant. C’est un droit réel immobilier accessoire au droit de propriété, en cas de cession du bien bénéficiaire de la servitude, celle-ci reste. Retrouvez tous nos conseils juridiques sur la version web du journal ! Matesi

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Parole de Villageois !

Chaque fois que je croise un Casseron, un Portingalais ou un Loidais, c’est la même chanson : « Ah, tu es de Saint-Clément, c’est spécial chez vous… Pourquoi? Je ne sais pas, mais c’est ce qu’on dit, cela a toujours été comme ça ». Comment dois-je prendre cette remarque, est-ce un compliment ? Avons-nous quelque chose de particulier qui nous rend meilleur ? En fait, il paraitrait que notre beau village soit gangréné par des histoires de clans qui s’affronteraient à fleurets mouchetés, un peu comme à Brescello, le village italien de Peppone et Don Camillo. Mais où vont-ils chercher des histoires pareilles ? Je ne connais pas plus amicale qu’une conversation entre deux villageois. Jamais une critique sur ses congénères, tout le monde se dit bonjour, pas d’envieux ni de méchantes pensées. Vous ne me croyez pas ? C’est normal, vous n’êtes pas du village… Tam-Tam

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L’humeur du Cycliste

Ni content, ni pas content, le Cycliste est triste… Il y a de sales mois d’août comme ça! Sales comme de mauvais rêves qui font dire au Cycliste qu’une partie de « son » île de Ré s’en est allée en pleine nuit tandis que la saison touristique tirait à sa fin. Sales comme de mauvais rêves qui lui laissent à penser que les choses ne seront désormais « jamais plus comme avant » du côté des Baleines! « Son » île de Ré, faite de petits moments simples partagés par exemple sur la terrasse d’un restaurant avec le grand phare comme vigie. Là où le Cycliste aimait prendre un café, lire le journal ou bavarder librement avec des gens simples et sympas. Ces petits moments auxquels nous ne prêtons pas suffisamment attention tant ils sont simples justement et semblent éternels. Mais toutes les choses ont une fin. Ayant appris la sale nouvelle, le Cycliste posa comme souvent sa monture d’acier sur la digue, avec le café du Phare en contrebas. Il regarda l’océan en pensant à ce cher Didier. Des larmes coulèrent sur sa joue alors qu’il cherchait l’horizon et un souvenir de cet homme parti bien trop tôt. Mais l’horizon n’est pas fait pour être atteint et Didier n’est désormais plus là. Ce n’était donc pas un mauvais rêve en ce sale mois d’août 2018! Le Cycliste est (très) triste... et il n’est pas le seul ! Merci cher Didier pour ces nombreux moments simples. Le cycliste

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Le ciel en feu

Quoi de plus beau qu’un coucher de soleil au « canot de sauvetage » lorsque le ciel est zébré de flammes rouges qui se reflètent dans la mer et offre au regard une vision d’apocalypse flamboyante. Comme si le ciel déversait sur la mer des torrents de lave écarlate qui se figent au contact de l’eau en absorbant la lumière déclinante. Difficile d’exprimer l’émotion que provoque en chacun de nous ce moment de pure beauté. Matesi